Les scanners à tambour offrent la résolution la plus élevée, la numérisation la meilleure de tous les types de scanners, mais à un certain prix. En dehors de leur coût élevé, les scanners à tambour sont lents, non adaptés aux documents fragiles et exigent des compétences élevées de manipulation. Par conséquent, on les retrouve en général dans les bureaux de prestataires de services pour le marché pré-presse.
Les scanners à tambour produisent un transfert d’image de haute qualité. Ils sont généralement utilisés dans un environnement professionnel, mais sont progressivement remplacés par des scanners à plat de haute qualité et moins chers. De nombreux scanners à tambour sont encore utilisés pour des reproductions haut de gamme, telles que l’archivage de photos dans les musées. Pour numériser une image au moyen d’un scanner à tambour, on doit la fixer à un tambour rotatif ou la charger dans un cylindre de support. Le tambour tourne à une vitesse élevée devant des scanners optiques. Ceux-ci se déplacent lentement sur la surface du tambour, jusqu’à ce que toute l’image soit capturée. L’image capturée est ensuite reproduite par l’ordinateur sous forme d’un fichier d’image numérique. Les scanners à tambour offrent une résolution et une qualité colorimétrique sans égal, mais ils ne sont pas adaptés à tous les types de documents, ils doivent pouvoir s'enrouler autour du cylindre et ne pas dépasser 1 mm d'épaisseur. Ils coûtent terriblement cher, environ 45 000 euros HT pour du haut de gamme de marque Crosfield/Fuji. Ils sont utilisés dans le domaine de l'imprimerie.
Les scanners à tambour ne sont plus guère fabriqués de nos jours dans la mesure où les scanners à plat et les scanners de film deviennent de moins en moins coûteux et de plus en plus puissants. La société allemande Linotype-Hell qui a été reprise par la Heidelberger Druckmaschinen AG a été l’un des derniers grands fabricants de scanners à tambour. Un modèle particulièrement intéressant et la dernière série a été le Linotype-Hell Tango / Heidelberg Primescan sur lequel le cylindre de balayage avait été installé à la verticale, contrairement à la disposition horizontale des tambours des scanners. Aujourd'hui, ces appareils ne sont pris en charge que par SilverFast sous les systèmes d'exploitation actuels. Les appareils existants sont encore utilisés pour la numérisation simultanée de plusieurs originaux et dans le domaine haut de gamme professionnel. Soit quand une résolution ou acquisition de densité très élevée est nécessaire, car le scanner à tambour reste encore le numéro 1 en matière de numérisation de haute qualité assurant un rendu parfait des détails.
Les scanner à plat sont les plus courants sur le marché. Ils existent deux types de scanner à plat. Leur différence consiste dans la mobilité des capteurs. Le signal lumineux capté par les capteurs CDD comme CIS est transformé en un signal électrique par des cellules photo-électriques. Un microcontrôleur assure la correction de l’image car les caractéristiques de ces capteurs ne sont pas linéaires par rapport à la couleur.
-Après avoir placé la feuille une lumière est émise sur la feuille.
-Le document est envoyé par réverbération vers les capteurs lumineux.
-Le document reçu est alors filtré par rapport aux 3 couleurs RGB.
-Un microcontrôleur (DSP = professionnel) recalibre les couleurs accepté filtre.
-le scan commence il se déplace sur toute la feuille pour la recréer pixel par pixel sur l’ordi.
-l’image sur l’ordinateur est recréée pixel par pixel sous un format d’image en général ex : JPG.
Définition de CCD : « Couple Charge Device » ce qui veut dire « Appareil à Transfert de Charges ». Désigne un senseur qui convertit la lumière en charges électriques. A l'origine développé en vue de la fabrication de mémoire, il est aujourd'hui employé par les appareils photos numériques, les scanners ou les caméras. Le premier est celui avec les capteurs qui sont fixes. Ils possèdent une source lumineuse mobile qui permet d’éclairer le document à scanner. La lumière qui passe sur le document est projetée par des miroirs pour être reçue par les capteurs. Les capteurs vont transformer cette lumière en un signal électrique qui va être envoyé à l’ordinateur. Et ainsi ce signal va être enregistré, ce signal va être traité pour qu’ils affichent le document attendu par l’utilisateur. Cette technique permet d’avoir une numérisation de qualité qui peut être considéré comme excellente. Ces scanners coûtent plus chers à fabriquer et comportent un système optique très complexe.
Définition de CIS : « Contact Image Sensor » ce qui veut dire « Capteur d’images par contacts ». Ces capteurs sont généralement utilisés dans des imprimantes multifonctions.
Le second est celui qui possède des capteurs mobiles, ils sont placés sur une partie mobile qui avance, la source lumineuse ne se déplace pas une lentille cylindrique va faire
converger la lumière émise pas les diodes électroluminescentes (RGB) vers les capteurs. Ce boitier comportant les diodes, la lentille cylindrique et les capteurs coulisse sur la vitre.
Malgré une très nette progression le rendu du scanner peut toujours être légèrement flou par rapport à celui que peut nous rendre un scanner de type CDD. Ce problème est
dû à la lumière projeté contre la vitre qui fais un effet de réverbération ce qui empêche une bonne mémorisation de l’image.
Les scanners CIS sont les plus courants sur le marché et les moins chères.
Le scanner à main est une sous-classe des scanners à plat. Le principe est simple il suffit de prendre le scanner et de la passer sur la zone à scanner de manière linéaire. Cette zone scanner s’enregistre et permet de donner une image au même titre que les autres scanners. Son mode de fonctionnement est CIS. L’avantage de ce type de scanner est qu’il est portatif, donc moins encombrant. Il est aussi moins cher que les autres scanners.